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STAR prize et EULER,
des français distingués

La cérémonie des prix STAR et EULER s’est tenue le 27 avril 2022 lors de la réunion interne du Consortium Euclid à Oslo organisée par l’Institut d’Astrophysique Théorique de l’Université d’Oslo. Parmi les membres récompensés, Thierry Maciaszek, Sylvain Gouyou-Beauchamps ainsi que les nombreux membres des équipes instrumentales ont été honorés pour leur contribution exceptionnelle à la mission.

STAR Prize, Thierry Maciaszek et
Sylvain Gouyou Beauchamps récompensés

Du 25 au 29 avril 2022, 300 membres du Consortium Euclid ont pu se réunir en présentiel à Oslo (et 330 à distance). Une telle réunion en présentiel ne s’était plus tenue depuis 2019 à Helsinki. Outre découvrir l’ensemble des nombreuses contributions & avancements à la mission Euclid et de faciliter les échanges entre les participants, ce fut également l’occasion de remettre les prix Euclid Special Talent And Recognition (STAR) et EUclid Consortium Long term Exceptional achievements Reward (EULER).

Depuis leur première édition en 2017, les STAR prizes récompensent le travail exceptionnel des membres du Consortium durant l’année écoulée dans les sept catégories : étudiant, ingénieur junior, chercheur junior, senior, instrument, équipe, leadership & coordination. Ces prix sont discernés par un comité composé de membres du Consortium nommés spécifiquement pour juger de l’importance des contributions des nominés.

Dans la catégorie « Leadership & coordination », Thierry Maciaszek (CNES) s’est vu discerné le STAR prize pour son excellent travail managérial de l’instrument NISP. Depuis 2011, celui qui fut également Chef de projet Euclid au CNES entre 2019 et 2020, a la responsabilité de mener et coordonner la construction de cet instrument et de ses campagnes de tests. Une tâche loin d’être aisée pour un instrument aussi complexe à élaborer dans un contexte international de vingt partenaires répartis dans sept différents pays. Cette récompense est le témoin de son investissement à la mission Euclid durant toutes ces années.
Le NISP est un bel instrument conçu par une belle équipe.
– Thierry Maciaszek

Sylvain Gouyou Beauchamps (CPPM) a reçu le STAR prize dans la catégorie « étudiant » pour ses travaux portant sur l’extraction des paramètres cosmologiques dans le cadre de la mission Euclid. Il a en particulier montré que la super sample covariance présente dans le relevé photométrique d’Euclid, et provenant du fait que l’Univers ne peut être observé dans son entièreté, affecte fortement les contraintes cosmologiques que le relevé Euclid pourra obtenir sur les paramètres d’énergie noire, principales cibles de cette mission.

Le prix EULER, les équipes des
instruments VIS et NISP distinquées

Une nouvelle récompense a vu le jour en 2022 : le prix EULER. Contrairement aux STARprize, le prix EULER est directement remise par le conseil d’administration (Board) et le Directeur (Lead) du Consortium Euclid. Ce prix vise à reconnaître le travail assidu pendant de nombreuses années de grands groupes du Consortium Euclid pour la mission. Pour cette première édition, le prix fût remis par le Président du conseil d’administration Jason Rhodes (Jet Propulsion Laboratory) et son adjoint Marc Sauvage (CEA) aux équipes instrumentales VIS et NISP, représentés par Mark Cropper (Mullard Space Science Laboratory), responsable scientifique de l’instrument VIS, et Thierry Maciaszek (CNES), chef de projet de l’instrument NISP.
Les instruments sont au cœur de la mission, c’est autour d’eux que tout le reste a été conçu. C’est pour cela que nous souhaitons honorer le travail des équipes – Jason Rhodes
Derrière ces deux responsables, pas moins de 53 personnes (dont 13 en France1) ont contribué à la conception du VIS et 67 (dont 24 en France2) à celle du NISP. Ce fut aussi l’occasion pour Mark Cropper et Thierry Maciaszek de revenir sur leurs aventures, leurs challenges et leurs succès, mais aussi de nous témoigner leur fierté d’avoir pu contribuer à une mission aussi ambitieuse et à leur excitation de voir les instruments en opération.
Nous sommes impatients de voir les premières données du NISP et des scientifiques heureux de les utiliser pour réaliser de nombreuses découvertes. – Thierry Maciaszek
1 8 au Commissariat à l’énergie atomique, 5 à l’Institut d’Astrophysique Spatiale (CNRS/Univ. Paris Saclay)
2 14 au Laboratoire d’Astrophysique de Marseille (CNRS/Aix-Marseille Université), 5 au Centre de Physique des Particules de Marseille (CNRS/Aix-Marseille université) , 2 à l’Institut des deux infinis de Lyon (CNES/Université Lyon 1), 2 au CEA, 1 au CNES